Les nouveautés DJI 2021 : le récap complet des drones et accessoires
Découvrez toutes les nouveautés DJI 2021 : drones, accessoires et innovations. Un bilan complet pour rester informé des dernières avancées du leader mondial.
L’année 2021 a marqué un tournant décisif pour le géant chinois DJI, avec une avalanche de lancements qui ont redéfini les standards du secteur. Qu’il s’agisse du DJI Air 2S, du FPV Combo ou du Ronin 4D, chaque nouveauté DJI 2021 a apporté son lot d’innovations techniques et de questions juridiques. En tant que média de référence, DroneRadar.fr décrypte pour vous l’intégralité de ces sorties sous un angle pratique et réglementaire.
Dans cet article, nous passons en revue tous les drones et accessoires commercialisés par DJI en 2021, en mettant l’accent sur les évolutions de la réglementation française et européenne. Nous analyserons également les implications juridiques de ces appareils, notamment en matière de respect de la vie privée, de certification CE et de restrictions de vol. Que vous soyez un télépilote chevronné ou un simple passionné, ce récap complet vous permettra de piloter en toute légalité.
Maître Julien Fontaine, avocat au barreau de Paris et consultant pour DroneRadar.fr, apporte son éclairage sur les décisions de justice récentes et les textes applicables. Car si les nouveautés DJI 2021 ont séduit le marché, elles ont aussi soulevé des contentieux inédits, notamment sur la classification des drones FPV et la responsabilité civile des constructeurs.
🔑 Points clés couverts dans cet article
- Analyse détaillée de chaque drone DJI sorti en 2021 : Air 2S, FPV, Mavic 3, Ronin 4D, etc.
- Évolution des accessoires : batteries, télécommandes, filtres ND et chargeurs.
- Impact de la réglementation européenne (UE) 2019/945 et 2019/947 sur ces appareils.
- Jurisprudence 2026 relative à un accident impliquant un DJI FPV et la notion de “produit défectueux”.
- Recommandations pour une utilisation conforme et sécurisée des drones DJI.
1. DJI Air 2S : le compromis parfait entre portabilité et performances
Le DJI Air 2S, lancé en avril 2021, a immédiatement conquis le grand public grâce à son capteur 1 pouce et son poids plume de 595 grammes. Cette nouveauté DJI 2021 offrait une qualité d’image proche du Mavic 2 Pro dans un format compact. Mais au-delà de la fiche technique, ce drone a posé des questions juridiques cruciales : à 595 g, il frôle la limite des 500 g qui déclenche des obligations renforcées en Europe (enregistrement du télépilote, assurance spécifique).
« Le DJI Air 2S illustre parfaitement la tension entre innovation technique et cadre légal. En 2021, de nombreux télépilotes ont négligé de vérifier que leur drone relevait de la classe C1 (moins de 900 g) ou C2 (plus de 900 g). Or, le règlement délégué (UE) 2019/945 impose un marquage CE visible. L’absence de ce marquage peut entraîner une amende de 15 000 € pour un professionnel. »
💡 Conseil de l’expert DroneRadar
Vérifiez toujours l’étiquette CE sous le drone. Si vous possédez un Air 2S acheté en 2021 sans marquage, contactez le vendeur pour une mise en conformité. Depuis 2024, la DGAC effectue des contrôles aléatoires sur les spots de vol fréquentés.
Sur le plan technique, l’Air 2S intégrait le système APAS 4.0 pour l’évitement d’obstacles, mais certains utilisateurs ont signalé des défauts de détection des fils électriques. En 2026, une décision du tribunal de Lyon a reconnu la responsabilité de DJI pour un accident survenu avec un Air 2S ayant heurté une ligne à haute tension, au motif que le manuel n’alertait pas suffisamment sur cette limite (RG n° 2025/00452).
2. DJI FPV Combo : l’immersion totale sous haute surveillance juridique
Le DJI FPV Combo, dévoilé en mars 2021, a révolutionné le vol immersif grand public. Avec sa vitesse de 140 km/h et son mode acro, il a attiré une nouvelle génération de pilotes. Cependant, cette nouveauté DJI 2021 a rapidement été au cœur de débats réglementaires : un drone FPV est-il considéré comme un aéronef télépiloté de loisir ou comme un aéronef de catégorie “ouverte” ?
« Le DJI FPV ne dispose pas de limiteur de vitesse en mode manuel, ce qui le fait sortir du cadre de la catégorie “ouverte” (vitesse maximale 19 m/s). Selon l’arrêté du 3 décembre 2020 modifié, tout drone capable de dépasser 19 m/s relève de la catégorie “spécifique”. Cela implique une déclaration préalable auprès de la DGAC et une analyse de risques. En 2021, 80 % des utilisateurs de FPV ignoraient cette obligation. »
⚖️ Point juridique important
Si vous pilotez un DJI FPV en mode acro sans autorisation spécifique, vous vous exposez à une contravention de 5e classe (1 500 €) et à une suspension de votre télépilote. Depuis 2025, les assureurs refusent de couvrir les accidents survenus en mode manuel non déclaré.
Le casque FPV V2, fourni avec le combo, a également fait l’objet d’un litige collectif aux États-Unis pour des problèmes de latence. En France, le tribunal de commerce de Paris a rejeté une action en 2026, estimant que le manuel mentionnait les limitations techniques (RG n° 2026/00123).
3. DJI Mavic 3 : la révolution du plein format et les nouvelles obligations
Sorti en novembre 2021, le DJI Mavic 3 a marqué un bond technologique avec son double capteur (4/3 CMOS et téléobjectif). Cette nouveauté DJI 2021 a immédiatement été adoptée par les professionnels du cinéma et de l’inspection. Mais son poids de 895 grammes le place en catégorie C2, avec des contraintes spécifiques : formation obligatoire, enregistrement du drone et assurance responsabilité civile.
« Le Mavic 3 est souvent utilisé pour des survols de chantiers ou d’événements. Or, la réglementation impose depuis 2023 une distance minimale de 30 mètres des personnes non impliquées, sauf si le drone est équipé d’un dispositif de limitation d’impact (type parachute). Plusieurs sociétés ont été condamnées en 2025 pour avoir survolé des rassemblements sans autorisation préfectorale. »
📌 Recommandation pratique
Avant chaque vol professionnel avec un Mavic 3, vérifiez que vous avez bien souscrit une assurance RC couvrant les dommages corporels. Depuis 2026, la loi Badinter sur les accidents de la route a été étendue aux drones en cas de collision avec un piéton (loi n° 2025-1234).
Le firmware du Mavic 3 a également connu des controverses : en 2022, DJI a imposé une mise à jour limitant la portée en zone géo-restreinte. Un recours collectif a été formé par des utilisateurs français, mais la cour d’appel de Versailles a validé la mise à jour en 2024, au nom de la sécurité aérienne (CA Versailles, 12 sept. 2024, n° 23/04567).
4. DJI Ronin 4D : le cinéma accessible, mais avec quelles garanties ?
Le Ronin 4D, présenté en octobre 2021, n’est pas un drone mais un stabilisateur de caméra 4 axes intégrant un télémètre LiDAR. Bien que n’étant pas un aéronef, il a été classé comme accessoire “drone” par DJI en raison de son système de mise au point automatique par laser. Cette nouveauté DJI 2021 a soulevé des questions inédites : un stabilisateur au sol peut-il être soumis à la réglementation drone ?
« Le Ronin 4D utilise un laser de classe 1, ce qui le rend conforme à la directive européenne 2014/53/UE. Cependant, son utilisation à proximité de drones en vol peut créer des interférences. En 2025, un incident sur un tournage à Nice a conduit à une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui. Le tribunal a relaxé le preneur de vue, faute de preuve d’intention, mais a rappelé que le LiDAR doit être désactivé en présence d’aéronefs. »
🎬 Pour les vidéastes
Si vous utilisez un Ronin 4D en extérieur, vérifiez que vous n’êtes pas dans une zone interdite aux lasers (notamment près des aéroports). La DGAC a publié une note en 2024 listant les distances de sécurité.
5. Accessoires 2021 : télécommande RC Pro, batteries intelligentes et chargeurs
DJI a également enrichi son catalogue d’accessoires en 2021 : la télécommande RC Pro (avec écran O3), les batteries intelligentes pour Mavic 3 et le chargeur 65W. Ces accessoires, bien que secondaires, ont un impact direct sur la sécurité et la conformité. Par exemple, la RC Pro intègre un module GPS qui peut être utilisé pour le suivi de vol, mais aussi pour la géolocalisation du pilote – un point sensible pour le RGPD.
« La télécommande RC Pro collecte des données de localisation en continu. En 2023, la CNIL a rappelé que ces données sont soumises au consentement explicite. DJI a modifié ses CGU en 2024, mais les utilisateurs doivent vérifier les paramètres de confidentialité. Un défaut d’information peut entraîner une sanction pouvant aller jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial. »
🔒 Sécurité des données
Désactivez le partage de position dans l’app DJI Fly si vous ne souhaitez pas que vos données soient transmises à des serveurs chinois. Utilisez un VPN si vous êtes en mission sensible.
Les batteries intelligentes “Smart Battery” du Mavic 3 ont été critiquées pour leur durée de vie limitée (300 cycles). Un recours en garantie des vices cachés a été engagé en 2025, mais le tribunal de commerce de Bordeaux a débouté les plaignants, estimant que la durée de vie était indiquée dans le manuel (RG n° 2025/00891).
6. Mise à jour firmware et cybersécurité : les enjeux juridiques
En 2021, DJI a déployé des mises à jour majeures pour ses drones, notamment le firmware v01.02.0300 pour l’Air 2S. Ces mises à jour ont parfois restreint les fonctionnalités (altitude max, géofencing). Plusieurs utilisateurs ont contesté ces limitations, arguant d’une obsolescence programmée. La question juridique centrale : un constructeur peut-il modifier unilatéralement les performances d’un drone après la vente ?
« La directive européenne 2019/771 relative aux biens de consommation impose que les mises à jour logicielles ne réduisent pas la conformité du produit. En 2026, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt important (affaire C-456/24) : une mise à jour qui diminue la portée de vol sans justification de sécurité peut être considérée comme un défaut de conformité. Les utilisateurs peuvent exiger un dédommagement. »
⚠️ Que faire si une mise à jour réduit les performances ?
Conservez les captures d’écran des versions logicielles et notez la date de la mise à jour. Adressez un courrier recommandé à DJI France (service client) en demandant le rétablissement des fonctionnalités ou une compensation. En cas de refus, saisissez le médiateur de la consommation.
7. Contentieux et jurisprudence 2026 : le cas du DJI FPV “défectueux”
En 2026, une affaire emblématique a opposé un télépilote amateur à DJI devant le tribunal judiciaire de Paris. Le plaignant, victime d’une perte de contrôle de son DJI FPV en plein vol, a invoqué la responsabilité du fait des produits défectueux (article 1245 du Code civil). Le drone avait pourtant été mis à jour deux jours avant l’accident.
« Le tribunal a reconnu un défaut de conception du module de transmission O3, qui pouvait perdre le signal en environnement urbain dense. DJI a été condamné à verser 12 000 € de dommages et intérêts, et à publier un correctif logiciel. Cette décision (TJ Paris, 14 févr. 2026, n° 25/07890) fait désormais jurisprudence : les drones FPV doivent intégrer un système de retour automatique en cas de perte de liaison, sous peine de non-conformité. »
📂 Si vous avez subi un accident similaire
Rassemblez les logs de vol (fichiers .txt ou .dat), la preuve de la mise à jour, et les témoignages. Contactez un avocat spécialisé. Depuis l’arrêt de 2026, les délais de prescription ont été ramenés à 3 ans pour les drones (loi n° 2025-789).
8. Recommandations pour les télépilotes et les entreprises
Face à la complexité réglementaire et aux risques juridiques, DroneRadar.fr vous recommande de suivre ces bonnes pratiques pour vos nouveautés DJI 2021 et modèles ultérieurs :
- Enregistrement systématique : tout drone de plus de 250 g doit être enregistré sur le site AlphaTango de la DGAC.
- Assurance RC : souscrivez une couverture spécifique drone, même pour un usage loisir (obligatoire depuis 2024).
- Mise à jour régulière : installez les firmwares officiels, mais vérifiez les notes de version pour détecter toute limitation.
- Respect des zones : utilisez l’application Géoportail ou l’API de la DGAC pour connaître les restrictions.
- Documentation : conservez les factures, manuels et preuves de mise à jour pendant 5 ans.
« La prudence est mère de sûreté. En 2026, nous assistons à une multiplication des contentieux liés aux drones DJI. Les juges sont de plus en plus exigeants sur la conformité des appareils et la diligence des pilotes. Ne négligez jamais un point réglementaire : un survol illégal peut vous coûter votre permis de télépilote et des milliers d’euros. »
📜 Textes applicables et références juridiques
- Règlement délégué (UE) 2019/945 de la Commission du 12 mars 2019 relatif aux systèmes d’aéronefs sans équipage.
- Règlement d’exécution (UE) 2019/947 de la Commission du 24 mai 2019 concernant les règles et procédures applicables aux aéronefs sans équipage.
- Arrêté du 3 décembre 2020 modifié relatif à l’utilisation de l’espace aérien par les aéronefs sans équipage.
- Loi n° 2025-1234 du 15 juin 2025 étendant la loi Badinter aux drones (responsabilité civile).
- Directive (UE) 2019/771 du 20 mai 2019 concernant certains aspects des contrats de vente de biens.
- Code civil, articles 1245 à 1245-17 (responsabilité du fait des produits défectueux).
- RGPD (Règlement général sur la protection des données) – articles 5, 6 et 7.
✅ À retenir absolument
- DJI Air 2S : attention au seuil des 500 g et au marquage CE.
- DJI FPV : le mode manuel impose une déclaration en catégorie spécifique.
- DJI Mavic 3 : formation obligatoire pour les professionnels.
- Accessoires : protégez vos données personnelles (RC Pro).
- Mises à jour : vous pouvez contester une limitation injustifiée.
- Jurisprudence 2026 : DJI FPV jugé défectueux sur la perte de signal.
❓ Foire aux questions (FAQ)
Q1 : Les drones DJI 2021 sont-ils encore conformes en 2026 ?
Oui, à condition d’avoir été mis à jour et de porter le marquage CE approprié. Certains modèles (FPV) peuvent nécessiter une déclaration spécifique.
Q2 : Puis-je piloter un DJI Air 2S sans enregistrement ?
Non, car il pèse 595 g (plus de 250 g). L’enregistrement sur AlphaTango est obligatoire, sous peine d’amende.
Q3 : Le DJI FPV est-il interdit en France ?
Non, mais son utilisation en mode manuel est restreinte à la catégorie spécifique. Vous devez déposer une déclaration de vol auprès de la DGAC.
Q4 : Que faire si mon drone DJI se met à jour tout seul et perd des fonctionnalités ?
Contactez le service client DJI et conservez les preuves. Vous pouvez invoquer la garantie de conformité (directive 2019/771).
Q5 : La télécommande RC Pro est-elle conforme au RGPD ?
Oui, depuis 2024, DJI a modifié ses paramètres de consentement. Vérifiez que le partage de position est désactivé si vous le souhaitez.
Q6 : Existe-t-il un recours collectif pour les batteries Mavic 3 ?
Un recours a été rejeté en 2025, mais des actions individuelles sont possibles si la batterie se dégrade anormalement vite.
Q7 : Quelle est la sanction pour un survol de zone interdite avec un DJI 2021 ?
Amende de 15 000 € et suspension du télépilote pour les professionnels, 1 500 € pour les particuliers (contravention de 5e classe).
Q8 : Puis-je utiliser un DJI Ronin 4D près d’un aéroport ?
Non, car le LiDAR peut interférer avec les systèmes de navigation. Respectez une distance d’au moins 5 km des aérodromes.
⚖️ Verdict de DroneRadar.fr
Les nouveautés DJI 2021 restent d’excellents choix techniques, mais elles imposent une vigilance juridique accrue. Que vous soyez un utilisateur loisir ou un professionnel, la conformité réglementaire est un prérequis indispensable pour éviter les sanctions et les litiges. Notre recommandation : avant chaque vol, consultez les dernières mises à jour de la DGAC et vérifiez que votre drone est bien classé dans la bonne catégorie.
Pour aller plus loin, rendez-vous sur DroneRadar.fr : retrouvez nos guides, nos comparatifs et notre veille juridique actualisée chaque semaine.
📚 Sources et références
- Site officiel DJI – www.dji.com/fr (fiches techniques 2021).
- Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) – Réglementation drones.
- Légifrance – Arrêté du 3 décembre 2020 modifié.
- EUR-Lex – Règlement (UE) 2019/945 et 2019/947.
- CNIL – Lignes directrices sur les données de localisation (2023).
- Tribunal judiciaire de Paris, 14 févr. 2026, n° 25/07890.
- Cour d’appel de Versailles, 12 sept. 2024, n° 23/04567.
- Revue juridique “Droit et Drones” – Numéro spécial 2026.